Chaque outil a un appétit différent.
Les agrafeuses et cloueuses de finition consomment l'air par bouffées brèves à chaque tir ; une petite cuve (24 à 50 litres) suffit si le compresseur récupère vite. Les cloueuses de charpente exigent davantage de pression et de débit, surtout en pose en série.
Les boulonneuses (clés à choc) et visseuses, en particulier les modèles à percussion, sollicitent l'air presque en continu tant que la gâchette reste enfoncée.
La ponceuse orbitale pneumatique change la donne : elle tire de l'air en permanence pendant tout le ponçage, et c'est souvent elle qui révèle un compresseur sous-dimensionné — la pression chute, le disque ralentit, le résultat devient irrégulier.
Le pistolet à peinture appartient à la même catégorie d'outils continus, avec une exigence de régularité : une pression qui fluctue se voit immédiatement sur une finition vernie.
La soufflette, utilisée pour chasser la sciure avant collage, consomme peu mais tourne longtemps en fin de chantier, ce qui pèse sur l'autonomie globale.